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Accouchement à domicile : ce qu’il faut savoir


L’accouchement à domicile fait de plus en plus parler de lui en France. Négligé pendant plusieurs décennies, il est désormais recherché par bon nombre de futures mamans, défendu par beaucoup de sages femmes, mais pourfendu aussi par un certain nombre de médecins. Le point sur une pratique en plein essor.

Lorsqu’on parle d’accouchement à domicile (AAD), certains imaginent une pratique digne d’une époque révolue, ou un « retour aux sources » réservé à quelques illuminés type baba cools.

Or, le désir d’accouchement à domicile est de plus en plus répandu en France.

Concernant le nombre d’AAD, les chiffres sont imprécis : on estime généralement qu’ils ne concernent que 1% des accouchements en France (soit un peu plus de 8000 naissances par an), mais certaines associations avancent des chiffres s’élevant à 3% ou 5%.

Quoiqu’il en soit, il semble indéniable que la demande est en hausse, surtout pour des premiers bébés, et que cette pratique tend à se populariser.

Manque d’assurance

Il existe un manque d’information dont souffrent beaucoup de futurs parents, qui bien souvent se lancent dans l’aventure d’une naissance sans bien connaître toutes les conditions administratives, sanitaires ou légales auxquelles ils vont être confrontés. C’est notamment le cas pour l’accouchement à domicile, qui est entouré en France d’un grand « flou artistique » qui ne demande qu’à être clarifié. L’accouchement à domicile a toujours existé.

Encore aujourd’hui, il reste une norme mondiale, puisqu’il concerne 90% des accouchements dans le monde. En France, tout au long du XXème siècle et particulièrement depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il n’a cessé de reculer au profit de l’accouchement en milieu hospitalier, jusqu’à faire l’objet d’un véritable rejet social et être perçu comme une pratique rétrograde (alors que dans certains pays d’Europe comme les Pays-Bas, il concerne 30% des naissances).

Il faut savoir que si rien, en France, n’interdit d’avoir recours à l’accouchement à domicile, aucune disposition administrative ou légale précise ne l’encadre. Les sages femmes exerçant en libéral peuvent pratiquer l’accouchement à domicile, mais depuis l’an 2000 elles sont obligées d’avoir recours à une assurance responsabilité civile.

Or les assureurs se montrent bien souvent réticents à couvrir les AAD. D’où l’équation suivante : les sages femmes sont bien autorisées à pratiquer des accouchements à domicile, mais elles ne sont le plus souvent pas assurées – donc en cas de souci, elles risquent gros. A ce jour, les pouvoirs publics ne semblent pas pressés de mettre en place un cadre législatif plus précis.

C’est donc le grand stand by… Voilà pourquoi l’Association Nationale des Sages Femmes Libérales (ANSFL) a mis en place une charte de l’accouchement à domicile définissant les règles élémentaires de prudence qui doivent encadrer cette pratique.





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